27 janvier 2012

SergeD. VOEUX TARDIFS

Des Voeux tardifs pour une Belle, Bonne et Heureuse Nouvelle Année

SergeD.

 

Ca y est !

J'ai hésité : je voulais vous faire un texte qui dit tout, qui dit la vie, qui dit l'espoir !

J'hésitais...

Pas si facile que ça !

Parce que la vieillesse,

Parce que la maladie,

La souffrance, partout.

Qu'on ignore parce qu'elle fait mal...

Et pourtant, malgré ça, ON se souhaite du bonheur !

J'hésite encore, bien sûr : demain, après-demain, qui sera parti ?

Mes amis, ceux de mon âge, payent un lourd tribut, c'est ainsi et c'est normal !

Ca n'est pas aux jeunes de vingt ans de partir, chacun son tour, pas de précipitation... Chaque fois que l'un d'eux part avant son tour, je considère toujours cela comme une ignominie !

- Tu viens encore de dire une "connerie", me susurre la femme de ma vie, demain, après-demain...Qui peut savoir ?

Ca me contrarie ce qu'elle me dit mais c'est un peu vrai : l'avenir s'effiloche avec le temps, se rétrécit comme peau de chagrin... Mais est-ce que ça importe vraiment ?

Le temps ? C'est quoi le temps ? On voudrait faire des tranches de temps : passé, présent, avenir !

Un ami, (Serge lui aussi), m'adresse quelques pages de réflexion sur le "temps"... Il souligne : Le passé, c'est du temps qui n'existe plus et l'avenir est du temps qui n'existe pas encore ! Le présent ? Pffrout : il est déjà passé ! Et pourtant...

Les projets, ça engendre le mouvement, la vie. Avez-vous remarqué : pas de vie, pas de projet... Mais, pas de projet, pas de vie ! Donc "l'a-venir", c'est important mais ça reste hypothétique.

- Mais, mon pauv'gars, je suis vieux et malade !

Et ben, justement : ce qui compte le plus, c'est ce que je fais là, maintenant, tout de suite !

J'écris, je VOUS écris et, vous ne le croirez peut-être pas, j'éprouve (au présent !) un immense plaisir à le faire !

 

Il y a quelques semaines seulement, j'ai découvert une chanson de Jean Dréjac (vous savez, l'auteur du "Petit vin blanc" de Nogent !)."Dans le même instant", que nous allons travailler avec Christophe Duhamel ce week-end : déjà le plaisir, maintenant, de ce qui viendra demain, cette gerbe des voix qui font si joliment chanter les mots en chorale !

         Il dit, Jean Dréjac:

Noyés dans le temps, perdus dans l’espace
Nous deux on s’embrasse et c’est ça la vie

 

***

 

Et voici, en cadeau si je puis dire, les paroles de la chanson...

 

Dans le même instant

Jean Dréjac - Michel Legrand

 


Dans le même instant
La même seconde
À travers le monde
À travers le temps

Dans le même instant
À travers l’espace
Dans le temps qui passe
En nous emportant

Dans le même instant
D’autres mondes naissent
D’autres disparaissent
À travers les cieux

Dans le même instant
On en perd la trace
Et nous on s’embrasse
Et l’on est heureux

Dans le même instant
La même seconde

On découvre un monde   
Couleur de printemps

Dans le même instant
Un homme à la place
D’un cœur qui trépasse
Greffe un cœur battant


Dans le même instant
Au bout de la terre
Quelques militaires
Meurent au soleil

 

Dans le même instant
D’autres les remplacent
Et nous on s’embrasse
Et rien n’est pareil

Dans le même instant
Un avion décolle
Un gosse à l’école
Rêve en l’écoutant

Dans le même instant
Un vieillard expire
Un enfant soupire
Un homme a vingt ans

Dans le même instant
On pleure ou l’on chante
On meurt on enfante
On souffre ou l’on prie

Noyés dans le temps
Perdus dans l’espace
Nous deux on s’embrasse
Et c’est ça la vie

 

 ***

 

Belle, Bonne et Heureuse Année !


 

 

Annick C. TEXTES CHOISIS: Avoir et Etre

Peut-être que vous aimerez comme moi ces belles associations de mots...que je viens de recevoir.

Annick

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Ginette G. "Un Sauvetage Inattendu"

UN SAUVETAGE INATTENDU

 

                   Dylan et Gwen habitent dans un très beau village en montagne, il fait

chaud l’été et l’hiver la neige est abondante.

 

                   Chaque dimanche, avec Papa et Maman, ils se promènent dans les

alentours. Ce dimanche là, ils découvrent un joli lac et de jolis chemins fleuris. Tout est

calme, il fait bon marcher d’un pas tranquille.

 

                   Soudain, au détour d’un chemin, ils entendent des hi-han qui résonnent

tristement dans le paysage.

 

                   Intrigués, ils se rendent sur les lieux et découvrent une vieille maison

délabrée, avec un petit enclos où une anesse et son anon sont enfermés dans un espace

très réduit, ils sont maigres et leurs yeux sont tout tristes.

 

                   Les parents ainsi que Dylan et Gwen ont pitié et cherchent à connaître

le propriétaire, personne l’endroit est désert.

 

                   Dans le village, on leur apprend que ces bêtes sont battues et n’ont

presque rien à manger, le maître est un homme très méchant, personne ne l’aime. En

rentrant à la maison, ils sont tristes et pensent aux pauvres bêtes abandonnées.

 

                   Les parents décident d’intervenir et préviennent la SPA la plus proche,

cette dernière se déplace pour contacter le maître de ces lieux, mais la réception est

très désagréable, il refuse que ses animaux lui soient retirés.

 

                   Après maintes démarches, la SPA obtient l’accord pour les emmener au

Centre, afin de les soigner.

 

                   Entre temps, les parents décident de les prendre et de les rendre heureux,

car ils possèdent beaucoup de terrain et une écurie qui, jusque là, n’a jamais servi.

 

                   La SPA accepte la proposition, mais seulement lorsque les bêtes seront

rétablies.

 

                   C’est les grandes vacances, Gwen et Dylan partent chez les grands-parents

et ils en profitent pour aménager l’écurie pour les petits rescapés.

 

                                                                                     …/…

 

 

 

                   Tout leur temps libre est réservé pour la remise en état et au bout d’un

mois, l’écurie est devenue un nid douillet qui sent bon la paille fraîche.

 

                   Par communication téléphonique, les parents sont invités à venir chercher

leurs pensionnaires et ces derniers ne perdent pas de temps, ils partent rapidement

en songeant au bonheur des enfants à leur retour.

 

                   Dès leur arrivée dans l’écurie, l’anesse et son petit sont un peu

désemparés, mais les parents s’occupent d’eux avec tant de tendresse et de douceur,

ils s’acclimatent vite et, en peu de temps, ils attendent leur visite chaque jour avec des

hi-han joyeux.

 

                   Les enfants sont de retour, les parents n’ont rien dit, c’est une surprise !

 

                   Après un bon repas, les enfants vont jouer dans le pré et entendent des

hi-han, ils se regardent étonnés et partent dans la direction de l’écurie. Quelle

surprise!

 

                   A grands cris, ils appellent les parents et les embrassent, les yeux pleins

de larmes de joie et ne cessent de dire merci.

 

                   Une fois le calme revenu, ils avouent que, dans leur cœur, ils avaient

fait le vœu de les sauver.

 

                   C’est la joie, la liesse, les parents, Gwen et Dylan ont le sourire et

l’anesse et son petit reçoivent plein de caresses et de bisous.

 

                   - Comment allons-nous les appeler ?

 

                   Gwen je propose BISCOTTE et  AZOR ?

 

                   Dylan : Oh oui, c’est très joli, je suis d’accord.

 

                   les parents : ces noms nous plaisent beaucoup, c’est adopté.

 

                   BISCOTTE et AZOR font désormais partie de la famille et ils sont très

heureux.

 

                   La morale de cette histoire, il faut aimer les animaux et sauver ceux qui

sont malheureux.

                                                                           GINETTE

Ginette G. Le Bateau Fantôme

LE BATEAU  FANTÔME

 

                Dans ma jolie Bretagne, tous les paysages sont si beaux, si attirants,

que l’on aimerait rester à les regarder, ne plus repartir.

 

                   Les légendes sont nombreuses, parfois tristes, parfois féeriques et je

vais vous raconter l’histoire du Bateau Fantôme.

 

                   Dans un petit village de pêcheurs, vivait une famille pauvre, vivant de sa

pêche, mais avec des projets plein la tête.

 

                   Composée de la Maman, du père, d’un fils et d’une fille, tous aimant la

mer par-dessus tout. Chaque jour, les enfants aidaient les parents, mais cette vie ne

leur plaisait pas. Ils regardaient la mer sans cesse, dans l’espoir qu’un bateau les

emporterait loin de leur village, que de nouveaux horizons s’ouvriraient pour une vie

plus belle.

 

                   Cette année là, le temps fut pluvieux, froid, une brume épaisse recouvrait

la mer, donnant un aspect fantomatique au paysage.

 

                   Ce soir là et comme d’habitude, les deux enfants devenus ados, se tenaient

debout, face à la mer, lorsqu’une vague énorme les emporta. Paniqués, ils perdirent

connaissance et se retrouvèrent couchés sur le pont d’un bateau, dans un brouillard

total.

 

                   Ils reprirent leurs esprits et décidèrent de visiter les lieux, pas âme qui

vive, le silence le plus complet, ils inspectèrent le pont, les soutes, la cabine, ce

dernier était vide, ses occupants l’avaient quitté depuis un certain temps, car il était

en piteux état.

 

                   Fatigués, ils se couchèrent dans les hamacs poussiéreux et, au petit matin,

ils découvrirent que le bateau naviguait seul, les vagues étaient hautes et la brume

très épaisse. Ils naviguèrent ainsi des jours et des jours, sans connaître quel serait

leur destin.

 

                   Les années passèrent et nul ne sait ce qu’il leur est advenu, sont-ils

vivants ou morts ?

 

                                                                                     …/…

 

 

                   Les parents, durant toutes ces années, espérèrent revoir leur progéniture,

mais l’âge venu et les chagrins les ayant usés, ils partirent rejoindre leurs aïeux.

 

                  Depuis quelque temps, les habitants du petit village voient apparaître le

soir, sur la mer, dans le lointain et dans le brouillard, la forme d’un bateau naviguant

toutes voiles au vent, puis il disparaît quelques instants après.

 

                   Les faits se reproduisent presque chaque soir et chacun raconte sa

version. Nul ne saura jamais le fin mot de cette histoire.

 

                   Depuis la disparition des deux ados, les villageois disent et répètent à

qui veut le croire, que ce sont les deux disparus qui cherchent à revenir au village.

Le Bateau fantôme gardera son secret pour l’éternité.

 

 

                                                                  GINETTE

 

 

 

 

Ginette G.: Le Mystère de la Lande

LE MYSTÈRE DE LA LANDE

 

                   Dans ce beau pays de Bretagne où les légendes abondent, voici

L’histoire du Mystère de la Lande.

 

                   Dans les Monts d’Arrée, au cours d’une excursion, un groupe de

randonneurs perdit un de ses membres.

 

                   La lande est fleurie, les ajoncs abondants, un paysage féerique.

On s’imagine que les lutins, très malins, s’y dissimulent et attendent la

personne qui s’égare.

 

                   Arrivés au sommet d’une colline, les randonneurs s’éparpillent

et chacun prend un chemin différent.

 

                   Marco, un jeune garçon de 15 ans, décide de suivre les traces

d’un animal, il a entrevu la queue rousse d’un renard et, curieux, il le suit

à distance.

 

                   Le renard affamé, cherche une proie et s’engage dans un

passage touffu, où ronces et hautes herbes envahissent le sol.

 

                   Excité par les ruses de ce dernier, il continue sa marche et

arrive dans un lieu triste, couvert de rochers immenses, il a perdu le

parcours du renard.

 

                   Devant ces pierres à visages hideux, il décide de rebrousser

chemin, mais hélas ne retrouve pas ce dernier et tourne en rond, revenant

sur ses pas.

 

                   Soudain, au détour d’un bloc pierreux, une main s’empare de

lui et l’attire dans une grotte noire, où des bruits insolites résonnent.

 

                   Marco se met à crier, a appeler « au secours » mais personne ne

l’entend. Le temps passe, les randonneurs se regroupent et voyant qu’il

manque Marco, l’appellent.

                   Le soir tombe, Marco n’est pas de retour.

 

                   L’histoire raconte qu’un nouveau bloc de pierre s’est dressé

sur la colline, que les lutins de la Lande ont choisi leur victime.

 

                                                                                     Ginette G

 

16 janvier 2012

Christine V. "Lucienne"

La "consigne": Raconter un  moment de la vie d'un personnage connu ou inventé (Un personnage inventé emprunte toujours les traits de quelque personne rencontrée !)....C’est peut-être sa main ou sa nuque qui ont attiré le regard, ou bien encore son expression...

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15 janvier 2012

Poème: Instant d'éternité (Muriel)

A nouveau un joli poème de Muriel, notre fidèle correspondante du Havre...

"Impressions d'un hiver un peu froid mais si beau dans les images que la nature m'avait données." (Muriel)

 

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13 janvier 2012

CENTRE CULTUREL DE LUZEC

Association La Grange aux Livres

Luzec

29410-SAINT-THÉGONNEC

Tél. : 02 98 79 48 11

Ou : 06 32 98 36 75

anne.guillou@aliceadsl.fr

www.espace-luzec.com

 

Centre Culturel de Luzec – SAINT-THÉGONNEC

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12 janvier 2012

"LES BISTROT DE L'HISTOIRE"

TIRAILLEURS SENEGALAIS EN BRETAGNE 

(1940 -1945)   . 

Recherches de témoignages

 

L'association des "Bistrots de Vie" du pays briochin recherche des personnes pouvant apporter des  témoignages  ou documents  sur

         - les Fronstalags  de 1940  mis en place par les autorités  allemandes  en Bretagne puis gérés  par le gouvernement de Vichy et la Résistance ( 1944-1945) camp de Trévé prés de Loudéac;

 

         - le départ  de Morlaix des tirailleurs sénégalais de Morlaix en 1944 ;

 

         - la tragédie de Thiaroye ( repression coloniale tragique  et mortelle dans cette commune proche de Dakar). 

 

L'idée est pour notre association d'organiser ultérieurement un Bistrot de l'histoire en Bretagne sur cette question avec plusieurs chercheurs

spécialisés dans l'histoire des internements et  de nombreux témoins. Renseignements :

"Les Bistrots de vie du Pays briochin" -  7 rue Poulain Corbion 22000 Saint-Brieuc.  02 96 62 56 69  contact@bistrotsdelhistoire.com.

 

***

 

11 janvier 2012

"Ils ont fait la Grèce" Anne C.

La consigne: Choisir une expression courante ...la transformer pour lui donner une logique toute différente : l'essentiel est que ce soit drôle !

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Anne C. "L'Espoir"

La consigne : Au travers des voeux échangés, c'est l'ESPOIR qui, chaque fois renaît, confus peut-être mais ESPOIR quand même ! ESPOIR de quoi, de qui ?

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06 janvier 2012

SD.: LES FOUFOUILLES

Un mouvement d'humeur? Pas vraiment mais, après tout, pourquoi pas ? La Société de Consommation n'est pas née d'hier et quand je vois, à Noël, tout ce que ça consomme, la Société de Consommation, j'ai envie de créer une "Rubrique" qui lui serait dédiée! Tout se discute et tout est prétexte à écriture...

SergeD.

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05 janvier 2012

UNE ETRANGE NUIT DE NOEL

La consigne de la"Dernière séance" de l'Atelier d'Ecriture de Henvic (décembre 2011): "Ecrire une Histoire de Noël : conte ou récit"

Voici une "nouvelle", vraie à demi, à demi fiction.

Peu importe !

L'essentiel: qu'elle fasse naître en vous quelques frissons !

SergeD.

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28 décembre 2011

Maupassant: NUIT DE NOEL

Une fois n'est pas coutume! Ce texte de Maupassant vaut d'être lu et relu : je l'ai découvert il y a pas mal d'années et je ne résiste pas au plaisir de vous le faire découvrir (ou redécouvrir!) aujourdhui, dans ce Blog qui se veut "Le Carrefour de l'Ecriture"

Guy de Maupassant : Nuit de Noël. Texte publié dans Gil Blas du 26 décembre 1882, puis dans le recueil Mademoiselle Fifi.

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20 décembre 2011

SergeD. "L'ENIGME" (Dernière partie)

7 - Le décryptage

 

- Regarde Grand-Père…

La ténacité de Mina, sa curiosité… Il ne disait rien, Joseph ! Il la regardait, silencieux. C’est qu’il l’admirait : il l’admirait presque autant qu’il l’aimait mais, chacun sait cela, ces choses-là ne doivent pas être dites trop souvent !

- Ca y est, nous allons être riches, Grand Père, très riches ! Et nous pourrons faire plein de cadeaux à plein de gens…

- Non, Mina, non… Nous ne serons pas plus riche ! Ce trésor ne nous appartient pas : il a été volé aux plus pauvres d’entre les pauvres, aux victimes de la folie des hommes, de leur cupidité, de leur sauvagerie. Cet or est maudit !

- Je… Tu as raison, Grand Père, excuse-moi…

 

Il ne fallu pas beaucoup de temps pour décrypter le message de Reinbold : presque tout le texte avait été composé avec une toute petite partie des pages 8 et 9. Les groupes de 3 chiffres étaient des plus simples : Reinold, sûr de lui mais inquiet pour sa vie, avait fait au plus pressé...

 

Le message chiffré :

813 911 912 852 811 977 815 834 861 852 841 842 826 835 864 865 811 812 813 842 871 872 813 821 977 915811 952 916 943 944 922 859 861 865 928 921 922 914 923 932 833 836 861 862 853 841 839 825 881 882 851 822 846 84

811 825814 842 817 821 871 915 951 962

965 954 883 834 831 838 871 873 955 921 965 915 916 922 927 935 925 916 935 937 994 982 993 911 916 915 932 824 813 821 841 852 835 915 914 916 933 993 996 113 923 932 923 969 841 916

813 816 871 882 842 845 825 934 917 912 932 951 962 965 952 912 953 932 915 361 813 842 864 835 831 832 882 932 927 953 935 952 983 989 932 935 861 954 932 911 912 942 887 875 821 853 852 - 5- 861

 

 

PAGE  8

 

 

PAGE 9

 

Et le texte dissimulé sous les chiffres apparut aux regards de Mina et de Joseph :

 

            A quelques mètres de l'Archange, le système Bernarht montre la voie

            Le prince de la milice céleste et ses cinq servantes en sont garants

            Au carrefour de leurs regards, l'Arbre est remarquable : N.NE 15 Y.

 

 

***

 

 


 

 

 

8 - Recherches topographiques

 

 

 

Joseph, Steiner et Mina étaient perplexes !

Ce texte ne leur parlait pas !

- Encore une devinette ! Nous n'arriverons donc jamais à trouver la solution !

- Pas de défaitisme : nous avons découvert le plus difficile... Essayons encore ! De toute façon, dans l'état de nos recherches, nous pouvons déjà contacter le Président.

- Le Président ? Quel Président ?

- Le Président de la République, bien sûr ! Pas le Ministre mais le Président de tous les français...

- Ah, oui, évidemment ! Si nous sommes plus fort que tous ses services...

Joseph sourit :

- C'est pas ça mais il s'agit à présent d'un message, disons : ordinaire ! Peut-être incompréhensible pour nous, mais certainement pas pour les Services du Renseignement...

Mina n'écoutait plus.

Elle s'était mise à pianoter sur le clavier de l'ordinateur...

- Mais oui, c'est bien sûr ! Grand-Père, monsieur Steiner, regardez... Sur Internet, je tape les mots clés du message : "Archange". Et voyez ce que j'obtiens en quelques secondes : l'Archange, c'est Saint Michel ! Il est le " prince de la milice céleste" (4)... Et voyez maintenant : "système Bernarht" : il s'agit d'un système de radioguidage allemand sous la seconde guerre mondiale (5) ! Il faut trouver lequel est "le notre" !

- Mina, Mina... Attends ! Si on met ensemble : "Saint Michel et système Bernarht", qu'est-ce qu'on trouve ?

- Génial ! On trouve... La Montagne Saint Michel de Braspart ! Grand-père, monsieur Steiner, faut que je vous embrasse...

Ainsi, comme l'avaient supposé divers auteurs, le trésor des nazis devait se situer en Bretagne, pas à l'Ile de Batz, pas ailleurs, mais dans la montagne d'Arrée...

- Mais qui sont les "cinq servantes" remarqua Steiner.

- La carte, s'exclama Joseph ! Il suffit de la positionner sur un plan de la région et nous trouverons probablement cinq points qui sont les "cinq servantes" : " Au carrefour de leurs regards, l'Arbre est remarquable". Voyez, sur ce dessin, une échelle : 1000, 2000, 3000. Redessinons-le à la même échelle que celle du plan de la région !

Le dessin de Reinbold, reproduit à l'échelle de la carte sur un transparent, il n'y avait plus qu'à chercher où les points correspondaient.

 

Ils tournèrent et retournèrent le document dans tous les sens : rien, pas un indice !

- Ca n'est pas possible ! s'écria Joseph. Tout cela ne nous mène à rien...

Steiner, discret comme à son habitude, suggéra néanmoins quelque chose :

- Et si...hmm...s'il ne s'agissait pas de mètres !

- De mètres ?

- Mais oui, Joseph : réfléchissez ! Dans cette histoire, d'un bout à l'autre Reinbold nous montre le chemin...Farci de pièges, cela va sans dire. Rappelez-vous ce que Mina a découvert, je veux dire, la clé, la phrase-clé de Reinbold : il parlait de yards. Peut-être que, sur le dessin, qui n'est qu'une sorte de carte, s'agit-il de yards, tout simplement et non de mètres !

- Mais c'est évident ! Enfin, Grand-Père, à quoi penses-tu ! s'esclaffa Mina en pouffant de rire...

- Mais alors... Alors, en trouvant l'Arbre remarquable, N.NE 15 Y est la position du trésor ! C'est à dire Nord, Nord Est 15 yards... Ca m'inquiète : tout devient limpide et trop simple !

 

***

 

L'étoile, enfin le dessin de Reinbold en forme d'étoile à cinq branches, redessinée à l'échelle du plan d'Etat Major que se procura Joseph, se positionnait à merveille sur celle-ci et permettait de découvris les "cinq servantes".

Elles étaient les églises de Braspart, Loqueffret, Brennilis, La Feuillée, Botmeur !

Encore fallait-il retrouver l'"arbre remarquable"(6) !

- Mais... Mais...dit Joseph, il n'y a que des tourbières dans cette région : des arbustes, tout au plus ! Et puis... Non, ça n'est pas possible !

Joseph restait sans voix, hébété.

Steiner le regardait, interrogatif, inquiet...

Mina interrogea :

- Qu'est-ce qu'il y a Grand Père ?

- Il y a que… Il y a que...

Il balbutiait !

- Tiens, regardez vous-même sur la carte !

Mina regarda la carte et resta silencieuse, un instant interdite, puis elle pianota à toute vitesse sur l'ordinateur...

 

Une photographie vue du ciel apparut sur l'écran qu'elle fit grossir. Elle se recula, stupéfaite...

- Oh, Grand-Père, Grand-Père... Monsieur Steiner !

Steiner ne dit rien : il avait compris.

Un court instant de silence et puis Mina éclata d’un fou rire qui, aussitôt, gagna son grand-père ! Steiner, toujours discret, se contenta de sourire.

 

Sur la carte prise par satellite, d’une précision extrême, à l'endroit où se croisait les regards des cinq servantes et celui de l'Archange, là où aurait dû se situer le fabuleux trésor après lequel avaient couru Joseph et Mina, pour lequel d’autres avaient pris beaucoup de vies et perdus la leur, apparaissait très nette, prise par le satellite, la photographie aérienne du réacteur principal de la Centrale Nucléaire de Brennilis (7) !

 

***

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

9 - Epilogue

 

 

 

Maintenant, je comprends pourquoi le Chef de Cabinet du Ministre a prétendu que le message de Reinbold n'avait aucun intérêt : la Centrale a été construite en 1962 : le trésor aura été découvert à cette époque, par hasard... A lui seul, il permettait de financer plusieurs Centrales ! Ainsi, pour le bien de l’humanité, bien entendu, jusqu’au bout il aura été porteur de malédictions, vecteur potentiel de la mort!

- Dans le message de Reinbold... Ses complices meurent subitement. C'est probablement pourquoi il ne touche pas à l'or... C'était quoi ?

- Probablement un poison violent, un venin : les épines... Ils avaient les mains en sang. Il faudrait analyser un échantillon pour savoir ! (8)

Mina était pensive. Cette histoire, manifestement, la troublait beaucoup, cette histoire dans L’Histoire : une chasse au trésor, somme toute banale, lui révélait des abominations réelles et toujours actuelles. On aurait dit, à la voir ainsi, qu’elle était tout à coup devenu adulte :

-Et ces deux bonhommes, là, les deux allemands dont parlaient les gendarmes ?

Joseph hésita :

- Je ne sais pas, les soi-disant rôdeurs ?

- Soyez sûr, affirma Steiner, qu’ils n’étaient pas de simples rôdeurs : ce n’était ni argent ni bijoux qu’ils cherchaient mais bien plutôt la confession de Reinbold !

- Mais alors, Reinbolt ne serait pas mort accidentellement ! Ce sont eux qui l’auraient tué…

-Non ! Bien sûr qu’ils auraient pu le tuer mais pas avant de l’avoir fait parler… Il est vraisemblable que celui-ci, sachant ce qui l’attendait - rappelez-vous : il craignait ce genre de rencontre – les a repéré et a tenter de fuir : il a glissé sur le toit et s’est tué.

-Les rôdeurs, c’étaient eux ? Ils sont revenus afin de poursuivre leurs recherches ?

- Sans le savoir Joseph, vous, Mina et moi avons pris de grands risques car ces deux visiteurs étaient probablement du réseau ODESSA ou équivalent…

 

***

 


 

 

 

Notes, références, commentaires

 

 

 

(1)Heinz Bernard Lammerding servit dans les Waffen SS pendant la Seconde Guerre mondiale et promu par le Reichsführer SS Heinrich Himmler, SS-Brigadeführer (général de brigade).

Chargé de reconstituer la 2.SS-Panzer-Division Das Reich dans le sud de la France, il commandait la grande unité lorsque le SS-Aufklärungs-Abteilung 2 (groupe de reconnaissance) pendit 99 habitants de Tulle le 9 juin 1944 et lorsqu'une compagnie du 1er bataillon du SS-Panzer-Grenadier-Regiment 4 Der Führer massacra 642 habitants d’Oradour-sur-Glane le 10 juin.

Jugé en France en 1953 pour crimes de guerre pour le massacre de Tulle et Oradour-sur-Glane en juin 1944, il fut condamné à mort par contumace par le tribunal de Bordeaux, mais il ne fut jamais extradé par l'Allemagne de l'Ouest[]. Il reprit ses activités d'ingénieur en génie civil à Düsseldorf jusqu'à sa retraite et mourut d'un cancer généralisé à l'âge de soixante-six ans en 1971. (Sources :Wikipédia)

 

Lammerding "aurait pu" faire enterrer son trésor en Bretagne alors qu’il était en campagne vers Rennes et faire éliminer ses complices, mais l’un d’eux ayant écrit les coordonnées de la cachette, c’est ce document que Wilfrid aurait eu en sa possession !

 

(2) Le réseau Odessa :

Divers réseaux d'exfiltration ont permis, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale,  que des dizaines de milliers de criminels de guerre nazis se réfugient en Amérique latine (Argentine, Paraguay, Brésil,Chili...) et au Moyen-Orient.

 ODESSA (Organisation der ehemaligen SS-Angehörigen – Organisation des anciens membres de la SS) est l'une de ces filières. Des personnes prétendant représenter ODESSA revendiquèrent l’attentat à la voiture piégée commis le 9 juillet 1979 en France contre les chasseurs de nazis Serge et Beate Klarsfeld. (Source : Wikipédia)        

 

(3) Messages codés :

(Nouvel Obs.com 31.03.11) " Une dizaine d'années après un meurtre, le FBI n'arrive toujours pas à déchiffrer le contenu de deux messages retrouvés dans les poches de la victime. Il fait donc appel au grand public..."

 

(4) Les archanges :

Michel, prince de la milice céleste, est mentionné dans la Bible et dans le Coran.,

Gabriel, messager céleste, apparaît dans le judaïsme, le christianisme et l'islam (Djibril ou Jebril),

Raphaël, protecteur des voyageurs, est mentionné dans le coran.

 

(5) Système Bernhart :

(Wikipédia)

"Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands installèrent un système de guidage de radionavigation pour leurs bombardiers au sommet du mont. Ils se servirent des pierres de l'abri des pèlerins et du muret construits au XIXe siècle pour la construction du socle du système de radionavigation, ce qui explique que ces constructions aient disparu. L'émetteur était une immense antenne de 25 m x 25 m en acier. Les vestiges de la raie circulaire du système Bernhart 724/725 qui pesait 120 tonnes pour 28 mètres de haut et 35 mètres de large sont encore visibles. Le système était monté sur un rail circulaire en béton de 22 mètres de diamètre, nom de code B8 et était couplé à des téléscripteurs se trouvant à bord des avions de la Luftwaffe. Les restes de ce système de guidage sont bien visibles à côté de la chapelle, un bunker carré s'aperçoit encore sur la droite de la chapelle, un peu plus en haut, et un deuxième bunker est sur la gauche de la raie".

 

 

(6) Arbres remarquables :

Ce sont des arbres exceptionnels par leur âge, leurs dimensions, leurs formes, leur passé ou leur légende. Dans le région qui nous intéresse ici, il en existe un à Huelgoat (hêtre : Fagus sylvatica L) et un à Braspart (chêne pédonculé : Quercus pedunculata).A ma connaissance, jamais il n'y en eu à proximité de Brennilis !

 

(7) Le site nucléaire de Brennilis est une "Installation Nucléaire de Base" (INB)".

Sa construction a commencé en 1962, sa mise en service en 1967. Le réacteur est arrêté définitivement en 1985 et le démantèlement en trois phases de la Centrale entrepris. Il a déjà coûté plus de 482 millions d'euros et la phase 3 n'a pas encore commencée. "Le sol et le sous-sol ne sont pas sûrs à long terme (faille sous le réacteur) et « la nappe phréatique affleure en certains points du site et baigne l’enceinte réacteur une partie de l’année ». Par ailleurs une contamination radioactive a déjà été mise en évidence et reste possible...

 

(8) Les poisons :

Le poison le plus puissant au monde serait le botox ou toxine botulique : près de 3 millions de fois plus puissant que le cyanure ! Un seul milligramme de toxine pure pourrait tuer plus de 14000 personnes ! (http://www.le-saviez-vous.fr/2010/)

Ici, il ne s'agit "que" de « batrachotoxine » qui est la substance la plus toxique du monde animal. Elle est produite par une adorable petite grenouille d'Amérique du Sud, la "dendrobate". Un quart de milligramme de batrachotoxine est suffisant pour tuer un homme : c'est un "dépolarisateur puissant qui agit au niveau de la transmission nerveuse, provoquant la paralysie quasi instantanée. Les symptômes : contractures musculaires, convulsions, hyper-salivation, paralysie respiratoire, fibrillation, arythmie, insuffisance cardiaque puis la mort !" (http://forum.reptiles-passion.com/lofiversion/ index.php/ t6273.html)

 

***

 

 

19 décembre 2011

SergeD. : LES LIVRES POUR ENFANTS

L'ESCLAVE QUI PARLAIT AUX OISEAUX

 

"J'aime!"

 

L'ESCLAVE QUI PARLAIT....jpg 

Pour les enfants, encore aux éditions "Rue du Monde", par Yves Pinguily et Zaü, la "longue histoire de l'abolition de l'esclavage": "Mariama nous parle de son ancêtre qui confia ses yeux à un oiseau pour tout savoir sur ses frères esclaves. Avec son tam-tam parleur, il prévint toute l'Afrique"…

 

Page 21:

…Plus tard, quand les esclaves furent séparés

et même tués dans les champs de canne à sucre

ou de coton, l'oiseau vola à nouveau

vers l'Afrique. Quand celui-ci se percha sur le baobab

du village, mon ancêtre cala dans son bec

une noix de cola et lui dit:

- Va, vole, et offre cette noix de cola

à celui qui souffre le plus.

Elle lui donnera la force de tenir et de vivre.

 

Page 32:

- Mariama, est-ce que tu m'offriras un jour une noix de cola venue de ton pays des baobabs ?

- Oui, Alexandre. Une noix de cola, c'est une moitié pour toi et une moitié pour moi. Et une autre noix de cola, ce sont deux autres moitiés à offrir… à qui ?

 

 

FEMME DE L'ESCLAVE....jpg

 

"Une femme.

Regarde:

elle m'a offert un enfant

beau comme une noix de cola"

ET PICASSO PEINT GUERNICA

 

 

 GUERNICA.jpg

 S'il vous plait…

Ecoutez-moi, regardez, lisez :

 

Christine, responsable de la bibliothèque de son village, me fait découvrir tout à la fois un livre magnifique, un éditeur indépendant, un auteur dynamique, militant, qui "parle"…

"Et Picasso peint Guernica", le chef d'œuvre raconté aux enfants par Alain Serres (Editions "Rue du Monde" - www.ruedumonde.fr)

 

"Question: Rue du Monde est une maison engagée?

"Réponse: …notre engagement majeur est culturel. Offrir aux enfants le meilleur des "productions artistiques et littéraires qui voient le jour, ici ou ailleurs sur la planète. Faire "s'interroger les jeunes loin des discours, mais jamais très loin de nos rêves humanitaires"

 

Alain Serres précise que, rester libre et indépendant des grands groupes "…ça stimule ! Le risque est que les éditeurs - et il y a d'excellents éditeurs jeunesse en France - suppriment leurs projets audacieux parce que plus difficile à vendre… l'autre grand risque, c'est que moins d'enfants aient de vrais livres à eux, chez eux. Et que les créateurs n'aient plus les moyens de créer…"

 

Le Livre? Grand format, cartonné, illustré bien sûr, pour moins de 20 euros.

Vous ne le trouverez certainement pas dans la grande distribution mais plus sûrement "dans une bonne librairie…"

Il raconte et montre en image "un chef d'œuvre dont on suit pas à pas la création, et toutes les couleurs du monde qui finiront bien, un jour, par l'emporter."

 

Noël n'est pas loin, bientôt dépassé. Et alors? Il n'y a pas "un temps" pour faire de véritables cadeaux à nos enfants!

 

SergeD.

16 décembre 2011

L'ENIGME - 3ème PARTIE

L'ENIGME

(3ème partie)

 

 

6 - Un mystère dans l’Histoire

 

 

Hallucinant !

Un drame, une histoire de l’Histoire, une abomination de fin de guerre… Il y était question d’un trésor infâme, voilà ce dont il s’agissait !

Joseph et Steiner, qui avait traduit le texte, étaient livides et restaient silencieux, comme anéantis. Mina comprenait très bien la situation, l'émotion qui étreignait les deux hommes. Ce fut elle qui reprit la parole :

- Qu'est-ce qu'on fait Grand-Père ?

- Nous ne pouvons pas toucher à ça, c'est trop grave ! Je vais remettre ces documents au Gouvernement...

 

Mina l'accompagna : elle était en vacances et pouvait bien manquer la piscine, "pour une fois " ! Et puis elle était contente de voir la tête du Ministre, "en vrai" !

Après un appel téléphonique, ils furent reçus, bien poliment par un huissier qui leur demanda :

- De quoi s'agit-il ?

Joseph réaffirma son désir de rencontrer le Ministre en personne pour, dit-il, "une chose très importante".

- Je vais voir… Patientez un instant, je vous prie.

Dix minutes passèrent. Une agréable musique se faisait entendre : "patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage" se souvint Joseph !

L'huissier réapparut :

- Le Chef de Cabinet de Monsieur le Ministre va vous recevoir.

L'attente ne fut pas longue. On les fit entrer dans un immense bureau qui communiquait avec d'autres pièces où s'activaient de nombreuses personnes : Chefs et Sous-chefs de Services, attachés de Direction, secrétaires et comptables... Le Chef de Cabinet qui les reçut était jovial, un peu rondouillard, avec une petite barbe qui amusa Mina.

- Vous êtes monsieur Joseph R. et vous habitez Saint Cyprien, n’est-ce pas ?

- Oui, mais...Comment connaissez-vous mon adresse ?

Le Chef de Cabinet sourit devant tant de candeur et se rengorgea :

- Tout se sait ici, c’est notre travail !

- Et... Est-ce que nous verrons le Ministre ?

-Monsieur le Ministre vous prie de vouloir bien l'excuser : des affaires urgentes, vous comprenez !

Joseph hésita : c'est un peu à ce quoi il s'attendait !

- Bon… Voici ce qui nous amène !

Et joseph tendit ses documents...   

- Oui, oui, oui… Vous avez bien fait de venir. Ainsi...

Il s'était plongé dans la lecture du message traduit par Steiner.

- Vous avez bien fait de venir, oui ! Mais racontez-moi donc comment vous êtes venus en possession de ce document ?

Et Joseph raconta son histoire...

- Très bien, très bien… Je m’absente un instant pour interroger nos services, mais vous savez, le trésor des SS... Il aura fait couler beaucoup d'encre ! Il y a déjà eu de très nombreuses recherches. Infructueuses, cela va sans dire ! Attendez-moi là : prenez vos aises, on va vous apporter quelque chose !

- Mais… Nous n’avons besoin de rien.

- Je vous en prie, ça me fera plaisir !

- Si vous y tenez…

Du thé, du café, des jus de fruits, de délicieux gâteaux, une véritable collation à laquelle ils touchèrent fort peu…

 

*

 

Le Chef de Cabinet ne revint qu’une demie heure plus tard.

Il leur sourit :

- J'ai été un peu long : excusez-moi ! Je suis désolé : vos documents sont probablement authentiques mais ils n'ont strictement aucun intérêt ! Comme je vous disais tout à l'heure, le trésor des nazis... Beaucoup d'hypothèses, de nombreuses fictions mais jamais le moindre élément concret ! Quant au message codé... Il est impossible à déchiffrer : tout un service spécialisé peut passer des années dessus sans rien découvrir. Sur ce genre de codage, même le F.B.I y perd son latin (3) : vous avez dû voir cela dans les journaux récemment... Non, aucun intérêt !

- Dans ce cas, nous pouvons reprendre les documents ?

- Euh... Vous savez, dans ce domaine, tout ce qui entre ici est classé, archivé. Si vous saviez l'espace que ça occupe les archives ! Mais, si vous voulez, je vous en fais faire une copie...

Le petit homme rondouillard appela une secrétaire. Elle s'absenta quelques minutes et réapparut avec les copies qu'elle remis à Joseph qui signa un reçu.

 

Joseph et Mina quittèrent le Ministère un peu déçus, frustrés. Ils restèrent silencieux quelques instant puis Mina retrouva très vite sa gaîté et son insouciance :

- T'en fait pas Grand-Père, le message, nous allons le déchiffrer !

- Je crains que tu ne te berces d'illusions, ma petite fille ! Tu as entendu ce qu'il a dit : le F.B.I bute depuis des années sur ce genre de problème !

- Oui... Mais si Reinbold a pris la peine de tout cacher en même temps, c'est probablement que la clé est dans le texte qu'il a écrit, sinon pourquoi aurait-il dissimulé cette confession ?

- Parce que ces hommes étaient des criminels !

- Il a fait de la prison pour cela.

- Quand même...

- Mais pourquoi le Chef de Cabinet dit-il que les documents n'ont aucun intérêt ? S'il reconnaît qu'"ils" ne peuvent décrypter le message, c'est que celui-ci reste valable ?

- Je ne sais pas. Pour nous mettre sur la "touche" peut-être !

 

Mina était bien trop curieuse pour abandonner la partie !

Elle reprit le message codé : une suite de chiffres, par groupe de trois, incompréhensible…

Steiner qui, par ailleurs, était mathématicien, fut mis à contribution :

- Il semble s’agir d’un codage simple mais pour le décrypter, il faut le livre d’après lequel il a été mis en code ! Si vous ne trouvez pas le livre, vous ne saurez jamais ce que contient ce texte…

- Comment ça ? demanda Joseph.

- Oh, c’est très simple : vous prenez un livre quelconque…Chaque lettre de votre message est composé de trois chiffres : numéros de page, de ligne et la position occupée par la lettre.

Le cahier gardait ses secrets. Il resta longtemps dans un coin.

Mina partit en vacances dans un Centre de Jeunesse, en Allemagne : elle se familiarisait ainsi avec la langue et aussi avec l’histoire.

Elle apprit ce qu’avait été la division « Das Reich » et aussi ce général Heinz Lammerding, condamné à mort par contumace, en France, et jamais puni ! Elle apprit aussi que les choses avaient bien changé et que les jeunes Allemands rencontrés n’étaient pas si différents d’elle.

Elle semblait se désintéresser du « trésor » des SS et Joseph ne le lui en parlait pas !

Comme quoi, il avait encore beaucoup à apprendre de la jeune fille, de sa ténacité !

Un soir, tard, elle s’en vint le trouver :

- Je crois que je suis sur une piste !

- Une piste ? A propos de quoi ?

- Mais… notre « trésor » bien sûr !

- 0h, Mina !

- Regarde ces lignes, ces signes, Grand-père : tu ne remarques rien ?

- Euh… Non !

- La première phrase : « Il marqua un nouveau point éloigné de plusieurs yards de l’endroit où nous avions précédemment creusé »

- Oui… Mais non, je ne vois pas !

- Ce texte a été écrit par un Allemand. Le texte était allemand avant que monsieur Steiner ne le traduise…Or, il y a un mot qui dérange un peu, non ?

- Un mot ? Mais oui, c’est bien sûr, tu as raison Mina : il y est question de « yards », mesure anglaise et non pas allemande !

 

* 

 

Mais d’où venait cette phrase ?

Ni Mina, ni Joseph, ni Steiner n’en connaissaient l’auteur, semble-t-il. Ils mirent à contribution les amis, la famille… Mina s’adressa enfin à la « prof » de littérature anglaise, madame Mory, qui le lui dit :

- Mais c’est d’Edgar Poe, bien sûr ! "Les Histoires Extraordinaires", "Le Scarabée d’or"… Tu aurais dû savoir ça Mina ! fit-elle avec un sourire moqueur. Et puis, si tu avais regardé sur Internet, tu aurais probablement eu la réponse immédiatement.

- Je n’y ai pas pensé…

- Linotte !

 

*

- Là est la clé !

- Peut-être bien…

Elle chercha longtemps, Mina, sur Internet : trouver l’édition des "Histoires Extraordinaires" d’Edgar Poe qui permettrait enfin de déchiffrer le message…

L’ennui, c’est qu’il existe de très nombreuses éditions, en anglais, en français. En d’autres langues également, dont une excellente étude en japonais !

Impossible de savoir quel était le livre permettant de résoudre l’énigme.

- Ecoute, Mina, dit Joseph, le texte est en allemand : monsieur Steiner l’a traduit en français mais cela ne permet pas d’avancer dans les recherches. Mais Gerhard Reinbold vivait en France, le document se trouvait en France ! Il précise que le coffre a été caché précipitamment lors de la défaite de l’armée nazie, en France selon toute probabilité ! Et il s’est servi d’un livre d’Edgar Poe pour coder son message et ce livre, il l’a trouvé en France donc probablement écrit en Français : une édition antérieure se situant avant leur aventure : après 1952, date probable de leur libération, avant 1971, date du décès de Lammerding.

En français, les principales traductions des « Histoires Extraordinaires » sont celles de Baudelaire et de Mallarmé : ça, c’est ce que Mina découvrit sur Internet, mais ça ne les avançait pas car, des éditions, des copies non référencées, même en se limitant à celles d’avant 1971, il en existe beaucoup, mais alors, vraiment beaucoup !

Beaucoup trop pour les étudier une à une…

Mission impossible !

 

Du temps passa. Mina entra au lycée et le lycée, c’est aussi quelque chose d’important, non ?

Le document s’endormit dans l’ombre d’un tiroir…

 

*

 

Un jour, Yvonne, la mère de Mina faisait de grands rangements… Elle l’appela :

- Regarde ce que je viens de trouver ! Un livre d’Edgar Poe : « Les œuvres complètes »… Ca devrait t’intéresser ça ?

Mina prit un air désabusé :

- Montre !

C’était un exemplaire bon marché, édité chez Gibert Jeune, écrit sur un papier médiocre, en tous petits caractères : 506 pages !

- C’est ton père qui l’a acheté, un jour, chez un bouquiniste, sur les quais. Parce que la couverture lui plaisait !

- Ca m’étonnerait que ce bouquin m’apporte la solution… C’est la traduction de Baudelaire, une édition de 1953… « Le scarabée d’or », page 70… La phrase : « …il marqua un nouveau point… ». Oui, c’est bien cela, page 79 !

Fébrile, Mina se saisit une fois de plus du document codé !

- T'es géniale maman, s'écria-t-elle, ça colle ! Je vais voir Grand-Père...

 

***

 

(A suivre:Mardi 20 décembre )

 

 

 

14 décembre 2011

LA GROTTE DE NOEL (Anne C.)

Les consignes:

Les ingrédients pour structurer une "nouvelle":

- l'incipit :  « c'est la première phrase d’un texte ou, au sens le plus large, le premier paragraphe. Il donne à l’écrivant, le point de départ d’un texte à écrire » (D. Mégrier)

- le « vide-poche» : tout ce qu'on peut avoir dans ses poches ou dans le sac à main!

Tout ce qu'il faut pour "travailler"!

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LE VOEU DE TOM

Gwendoline... C'est le troisième Conte qu'elle nous envoie! Celui-ci, pour Noël : Merci...

Elle a 11 ans, si je ne me trompe!

Ca serait sympa que d'autres Contes paraissent ici, non?

Allez, quoi, les enfants s'en laisseraient-ils "conter" par leurs parents et grands-parents?

Amicalement à tous

SergeD.

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