03 novembre 2009

PEINDRE! (SergeC.)

Peindre !

Par Corsaire (2.11.09)

 

Peindre !

Oui mais comment peindre quand on ne sait pas ?

Peindre un tableau bien sûr!

Pas un mur ou un plafond.

Avec mes doigts tiens!

Et ensuite?

Des lettres, des mots, des phrases !

Et oui pourquoi pas !

Je peux essayer.

 

Je vais prendre un P pour pinceau

et le faire voyager de la Palette

au Paysage.

Et maintenant un E

pour en faire un Écran

d'ordinateur

sur lequel poser mes lettres.

Et des couleurs Intenses,

rouge, bleu, jaune, vert

et, pour faire contraste bien sûr,

du blanc

et du Black, du Noir,

pour peindre cette porte

que chantent les Rolling stones.

Car peindre se fait en musique

ou en Danse.

Comme ce texte s'écrit

en écoutant une musique,

tantôt Country romantique,

tantôt plus Rock,

plus dure

comme de grands coups de rasoir

zébrant la toile

et l'aspergeant d'un sang Écarlate

comme un solo de guitare

à la Jimmy Hendrix.

 

Peindre une musique

qui vous fait voir « la Vie en Rose »

dans une « Verte Campagne »

Ou bien dans « une Maison Bleue ».

Repeindre « la porte rouge en Noir ».

Peindre un paysage irlandais délavé de pluie

au son de « Carrickfergus ».

Rêver d' « une nuit de blanc satin »

avec les Moody Blues

ou bien chevaucher « les chevaux sauvages »

des Rolling stones

dans une plaine du far-west.

Quand je vous disais que je ne savais pas peindre!

Peut-être faudrait-il donner une couleur

à chaque note de musique.

Comme dit la plaisanterie :

Beethoven était tellement sourd

qu'il a toujours cru

qu'il faisait de la peinture !

 

***

 

 

PEINDRE ! (Lénaïc)

La peinture

(Lénaïc B. 24.10.09)

 

*

 

Je n’aime pas la peinture.

Oh ! C’est trop figé.

Comprendre le cheminement de Picasso

quand il a peint l’infante Margarita

en s’inspirant du tableau de Vélasquez

oui,

les couleurs de Kandinsky,

les cases colorées de Mondrian

oui.

L’aquarelle d’Annick Berriet

quand je sais qu’elle est partie d’une photo

prise près du Mont Saint Michel le 31 décembre 2004

oui.

Le mandala rouge

de ma cousine Cathy

parce qu’elle l’a fait pour moi.

Les multiples danseuses de Degas aussi.

 

Quand Titouan, six ans,

peint en s’inspirant de Van Gogh,

selon la consigne donnée par le maître,

il m’impressionne.

Ses arbres dans le vent tournoyant

n’ont rien à envier aux tournesols

de Vincent Gauguin.

Comme il me dit,

 « Tu sais le copain de Paul Van Gogh »

Mais sinon ça ne bouge pas assez pour moi.

Peut-être suis-je jalouse

de ce talent que je n’ai pas ?

 

***