23 novembre 2009

« Ur wezh e oa, ur wezh ne oa ked... »

L’HEURE DU CONTE

Serge D. (23 nov.2009

*

 

Le Breton dit: « Ur wezh e oa, ur wezh ne oa ked... » (Il était une fois, une fois il n'était pas...)

Et l’Arabe lui répond : « Bir varmiş, bir yokmuş, evvel zamanlar içinde, kalbur zamanlar içinde... » (Il était, il n'était pas, dans les temps anciens, dans les temps énigmatiques…)

Alors, « Kredit pe ne rahet... » (Croyez ou ne croyez pas...), mais c’est un palestinien qui m’a appris cela dimanche dernier (22 novembre 2009) !

Dans le Conte, tout le monde dit la même chose : « on vit et on danse avec les rêves ! » (Ca, je ne sais plus qui l’a dit, mais je n’ai pas honte de copier !) et l’on refait le monde !

-Utopiste, vas !

Utopiste ? Mais sans aucun doute ! L’utopie n’est-elle pas la réalité de demain ?

Le réalisme d’aujourd’hui ? Pour demain ? Pour nos enfants ?

Non, merci, ils ont déjà donné !

 

J’ai toujours dit : « Il était une fois… », ou bien : « C’était il y a très longtemps… »

A présent, je dirai: « Il était une fois, une fois il n’était pas… »

Et je vous invite, vous qui nous lisez (près de deux mille !), à participer, dans la langue de votre choix, à la préparation de Noël, avec les rêves, avec les contes, pour nos enfants mais aussi pour tous les adultes qui ont gardé, quelque part, des morceaux de l’enfance :

« Ur wezh e oa, ur wezh ne oa ked... »

 

***

Corsaire:"Priorité"

Atelier d’Ecriture de Henvic :

-          Un article de journal…

-          Composer un texte sur le sujet traité mais uniquement avec des dialogues (ce pourrait-être une conversation surprise dans un bar ; une brève de comptoir !

-          Et l’humour , bon sang!

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22 novembre 2009

SergeD."Ah! Ch'in hénin?"

Atelier d’Ecriture de Henvic :

-          Un article de journal…

-          Composer un texte sur le sujet traité mais uniquement avec des dialogues (ce pourrait-être une conversation surprise dans un bar ; une brève de comptoir !

-          Et… si possible de l’humour !

***

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21 novembre 2009

BREVE DE COMPTOIR (SergeD.)

-          Domenech, Domenech… C’est qui ça ?

-          Mais, Bourru, c’est le patron des « bleus »…

-          Des « bleus » ? Des nouveaux ? Des nouveaux en quoi ?

-          Mais non, couillon : les « Bleus », c’est l’équipe de France de foot ! Domenech, c’est leur patron… Mais tu viens de quelle planète ? C’est pas possible que t’en aies jamais entendu parler : il n’y a pas un seul jour sans que ses photos ne s’étalent dans les journaux !

-          Je plaisantais ! Mais, tu sais, moi, le foot…

-          Bon, ben Domenech, « ils » le gardent.

-          Ah… Mais c’est qui « ils » ?

-          La fédé…la Fédération Française de Football. A cause de la main de Thierry Henry, « ils » ont failli le virer.

-          Thierry ? Attends… Le frère du tueur ? Ou son fils ?

-          Du tueur ?

-          Oui, Patrick… Patrick Henry, Robert Badinter, l’abolition de la peine de mort.

-          Ah, oui…Rien à voir avec le foot !

-          Non !

-          Bon, heu… Je disais : à cause de la « main » de Thierry Henry, ça fait vilain dans les milieux du foot. Et Domenech a failli se faire virer !

-          Bon, d’accord : Thierry Henry a triché ? Et alors ?

-          Ben, dis-donc, l’image de l’Equipe de France de Foot en prend un sale coup. C’est « une main » qui va compter dans les Annales.

-          Tu crois ?

-          C’est sûr ! Parce que si l’équipe de France a été sélectionnée, c’est grâce à cette main-là. C’est important pour la France !

-          Pour la France ?

-          Oui, pour la France ! La Ministre dit que le match nul a été obtenu « à cause d’une grossière erreur d’arbitrage ». Donc, il n’y a pas faute !

-          Ah, joli le sport, désintéressé : c’est, bien sûr, la faute de l’arbitre…

-          De toute façon, des tribunes on n’a rien vu et l’essentiel était d’être qualifié, non ?

-          C’est toi qui le dis…

-          Pas du tout : c’est Noël Le Graët qui le dit !

-          Et c’est qui ce Père Noël ?

-          C’est pas n’importe qui, c’est le vice-président de la Fédération Française de Foot-ball : « On pense d’abord à la qualification… »

-          Et à tout le pognon qui serait perdu sans cela : les montagnes de pognon !

-          Qu’est-ce que tu vas chercher là ? Ce qui compte, c’est le sport…

-          Le Sport ? Mais dans mon village, le sport existe… Pour les gosses, pour mes gosses et les tiens, encadrés par des bénévoles qui, souvent, payent de leur poche quand il le faut, parce que, des retombées de tout ce fric engendré par une Coupe du Monde, il n’y a pas tripette dans les Caisses des Clubs !

-          Bof ! Tu exagères toujours…

-          Et puis…

-          Quoi ?

-          Dans la boîte d’où j’ai été viré, un type s’est pendu…

-          Qu’est-ce qu’on y peut ?

-          Rien, rien, bien entendu… Mais je vais te dire : le foot… C’est bien, très bien même, mais les wagons de fric : ça me fait gerber !

Alors, la « main de Thierry Henry », c’est comme « la main de ma sœur » : je m’en fous !

 

***

 

 

19 novembre 2009

Annick C.:"J'ai gagné un million..."

LE THEME: "J'AI GAGNE UN MILLION AU LOTO!" 

Comment voyez-vous celà?

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Annick C.: "Jeu d'Ecriture"

LES DEFINITIONS (Jeu d'Ecriture)

Chaque participant donne une lettre (consonne, voyelle) et un nom inconnu est ainsi créé !

Reste à le définir !

Et tant qu’à faire, que ce soit « foldingue », complètement « barjot », baroque, loufoque…

« Trop sérieux s’abstenir » !

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La Quatrième de Couverture (Dominique J.)

LE QUATRIEME DE COUVERTURE

Dominique J.

*

C’est moche non ? On dirait un terme euro-technocratique  tout droit sorti d’un rapport  réclamé par le conseiller du ministre à sa secrétaire affolée avant le départ du grand homme pour le Paris-Bruxelles : « Mlle Clément ,vous me préparez immédiatement le quatrième de couverture du dossier concernant l’analyse du calcul de l’assiette  des cotisations relatives à…. »

 

Mais non ,le quatrième de couverture, c’est ce que nous découvrons ,furtivement ou attentivement ,d’une légère torsion du poignet ,généralement  de gauche à droite pour les droitiers et inversement pour les gauchers .Difficile d’y échapper ,c’est trop tentant et puis après tout ,c’est sa destination ,donner envie ,faire goûter un petit morceau ,appâter ..

Nous parlons bien sûr ici du véritable quatrième de couverture ,non de ce sournois rabat droit ou gauche qui vous présente, outre sa photo, les précédentes  publications de l’auteur ,accompagnées d’élogieux commentaires d’hebdomadaires ou quotidiens hexagonalement  connus .Ce pauvre rabat risque de plus d’être abondamment couvert de ruban adhésif  destiné à maintenir les origamis  des bibliothèques  soucieuses du bien –être  des dits livres .

Délaissons également  le quatrième de couverture totalement vierge (plus assez d’encre ? panne d’inspiration ? restriction budgétaire ?) et l’illustration censée évoquer la période à laquelle  se déroulent les événements.

 

Non ,dans un véritable quatrième de couverture se côtoient  tous les temps et les modes de la grammaire française ,le présent le passé – composé , imparfait ,subjonctif ,les adverbes les plus sages comme les plus passionnés ,les adjectifs élogieux et les qualificatifs parfois les plus éculés .La ponctuation y déploie également son éventail ,avec force points de suspension et d’interrogation ,destinés à nous faire craquer ,plonger , capituler ,parfois pour notre plus grand bien .

Le quatrième de couverture vit ,aime ,pleure ,dort ,a un passé ,oublie ,déteste ,a peur du noir ,aime le bon vin , est pris dans « un engrenage infernal «  pour les plus tapageurs ou rassemble « deux êtres soudés dans la pudeur «  pour les plus sobres . Il peut se retrouver  « subitement entraîné « … ou avoir une vie qui « s’écoule paisiblement » ;il est grand , belle ,  lâche ,brune ,pianiste ,attachante ,prisonnier ,jeune, cycliste , travailleuse , fugueur ,marin ,odieuse ,enfant , ministre ,soldat ,cuisinier , introverti ,amoureux ,rancunière .

Mais le quatrième de couverture est aussi de plus en plus criblé de codes barre, de codes sibyllins, de dates (de péremption ?), de prix, d’adresses email, il est la vie finalement ….

Allez, nous sommes tous des quatrièmes de couverture, pas si mal …

 

***

17 novembre 2009

"Emotions de Voyage" (Marie-Andrée)

Voyager…

Par Marie - Andrée (Septembre 2009)

 

*

 

C'est décidé, nous irons à Montréal en septembre… Quelle belle perspective !

 

Nous y penserons tout l'été et ferons partager à tout notre entourage ce projet.

 

« Partir, c'est mourir un peu » dit le poète.

 

Ici, je parlerai d'avant le départ, c'est à dire des préparations. Et à partir de là, l'aventure commence, selon moi. Car que vais-je chercher si loin : des hommes et des femmes sûrement, pour discuter, comparer, aimer le même temps, partager, combler une curiosité, être éblouie, enchantée, faire bouger mes repères, évoluer ... Être bousculée !

 

Donc nous partons, c'est acquis. Les dates de séjour sont arrêtées, les billets sont achetés, les passeports sont à jour.


Commencent les préparatifs du départ...

 

C'est à dire à J-3.

Il faut fermer la maison des vacances avec les derniers amis d'août avec leurs attentions finales…

Après avoir rangé, nettoyé. Puis revenir à la réalité, c'est à dire à la maison du quotidien pour le quotidien : lavage, repassage, rangement, entretien courant, faire les valises et surtout les boucler.

 

Le J-2 est encore vivant. Je peux vivre à mon rythme et réaliser les activités selon mon choix.

 

Le J-1 est un jour différent. Il y a déjà de l'électricité dans l'air, dans le couple. Les activités qui pouvaient être différées, ne le seront pas, alors qu'elles attendent depuis l'été : remonter un vieux lit pour des motifs très cartésiens. Couper des cheveux, et là, en effet, il est grand temps car l'été est passé trop vite pour trouver le temps, à moins que ce soit une question de calendrier lunaire.

 

Là encore, il n'est pas possible que je réponde au téléphone car je ralentirai le rythme des activités impératives et non à différer. Or, ce jour là, le téléphone sonne souvent car nos amis savent notre départ imminent.

 

La valise est donc remplie au fur et à mesure du temps de J-2 à J-1. Après avoir vérifié les prévisions de la météo son contenu évolue. Elle est complétée, je dirai même bourrée par ce que ne contient pas le petit bagage de l'accompagnant. Elle est donc ouverte jusqu'au départ, capable de modifications jusqu'au dernier moment.

 

Il y a des enjeux derrière le remplissage. Quel bonheur, que ces moments de partage !

 

La place est la question centrale : trouver de la place dans la valise, trouver sa place, dans cet espace limité de la relation.

 

Enfin, elle est fermée cette valise et je suis à quelques heures du départ.

Tout va bien, pour moi.

 

Je suis dans la salle d'embarquement. Le voyage se poursuit ...

 

***

 

 

 

SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE.2

EXCEPTIONNEL...

Plus de deux cents pages (en 2 parties)…

A vrai dire, j’aimerais beaucoup présenter ce « Carnet de Route » de façon plus fidèle, avec toutes ses photos et faire ainsi partager les « Emotions de voyage » ressenties par Michel ! (Mais cela s’améliorera, vous verrez !)

Michel, qui nous a fait l’honneur de sa visite, de sa correspondance : il n’est ni d’Henvic, ni du Finistère : il demeure près de Rennes

Bonne lecture et si cela vous intéresse, ne manquez pas de le lui faire savoir : ça l’incitera peut-être à éditer son « carnet »… (DEUXIEME PARTIE)

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SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE 1

EXCEPTIONNEL !

Plus de deux cents pages (en 2 parties)…

A vrai dire, j’aimerais beaucoup présenter ce « Carnet de Voyage » de façon plus fidèle, avec toutes ses photos et faire ainsi partager les « Emotions de voyage » ressenties par Michel ! (Mais cela s’améliorera, vous verrez !)

Michel, qui nous a fait l’honneur de sa visite, de sa correspondance : il n’est ni d’Henvic, ni du Finistère : il demeure près de Rennes

Bonne lecture et si cela vous intéresse, ne manquez pas de le lui faire savoir : ça l’incitera peut-être à éditer son « carnet »… (PREMIERE PARTIE)

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