09 novembre 2009
AVOIR ET ETRE
Texte d’un auteur inconnu (si vous le connaissez, faites signe !) proposé par Annick C. Il trouve naturellement sa place ici…
| C'est si bien écrit... dommage de ne pas connaître l'auteur! |
13:29 Publié dans ATELIER D'ECRITURE - EXPRESSION ECRITE, Enseignement | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
31 août 2009
UNE FILLE DE DOUZE ANS MET UNE CLAQUE AUX DIRIGEANTS DU MONDE
Bonjour à toutes et tous,
Une fois n’est pas coutume : il ne s’agit pas ici d’Atelier d’Ecriture mais de quelque chose qui me parait être à cent lieues de tout discours quel qu’ilssoit et qui parle de l’essentiel, de l’urgence, du futur, de la vie...
Et c’est une fille de 12 ans qui met ainsi « une claque aux dirigeants du monde » !
N’est-ce pas merveilleux ?
Des lendemains qui chantent : moi, ça me réconforte !
Pas vous ?
Bien cordialement,
Serge Delacourt
Cliquer ci-dessous:
http://www.dailymotion.com/video/x90jh3_une-fille...
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23 juin 2009
ANNE GUILLOU A HENVIC
20 juin 2009
*
Samedi 20 juin, pour son dernier séminaire de l’Année, l’Atelier d’Ecriture de Henvic, conjointement avec la Bibliothèque Municipale, en la personne de Marcelle Nicolas, sa Vice-Présidente, recevait Anne Guillou, Directrice du Centre Culturel de Luzec, venue présenter son dernier livre : « La Manufacture des Tabacs – Morlaix, quatre siècles d’Histoire ».
Remarquable exposé d’Anne Guillou qui a séduit et conquis un auditoire particulièrement attentif qui, durant toute l’intervention, est resté suspendu à ses paroles !
Ensuite viendront de nombreuses questions sur ce que fut cette mémorable institution qui, après des périodes difficiles, fermera définitivement ses portes en 2005.
Ce livre, très beau, avait été commencé par Robert Le Goff et interrompu par son décès prématuré.
Anne Guillou a repris tout cela - documentation, ébauches – et y a adjoint de façon judicieuse les riches témoignages d’anciennes employées, d’anciens employés, de la Manu, telle Andrée Postic, qui « témoigne de la vie quotidienne des femmes dans un environnement à la fois contraignant, paternaliste et complice. Ses pages, documentées et poétiques, soulignent les usages internes de la Manufacture où l’on pratique la promotion par l’ancienneté »
L’Atelier d’Ecriture ?
Anne en a une solide expérience pour l’avoir pratiqué durant dix années au Centre de Luzec et…nous essayons d’être ses continuateurs, nous revendiquons son parrainage ! En effet, certains d’entre nous se sont connus au travers de son enseignement et ont souhaité poursuivre cette activité.
« Oser écrire est la clé d’un bonheur accessible à tous » dit-elle
Et c’est ce que nous répétons sans relâche en rappelant que, de surcroît, « l’écriture, ça fabrique de la liberté » (Daniel Picouli) !
Beaucoup d’attention, de plaisir, de sourires, d’éclats de rire : c’est, sinon notre quotidien, du moins les habitudes acquises au cours de cette première année de fonctionnement !
Comme celle du petit goûter qui, à regret, clôture cette dernière rencontre de l’année!
Serge Delacourt
Atelier d’Ecriture de Henvic
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23 mars 2009
L’ACCIDENT DU CIRQUE DIVARIUS (catégorie Enfant)
***
Un samedi matin, par une journée ensoleillée, le cirque DIVARIUS fait sa tournée. Il va à Marseille. Une centaine de personnes viennent voir le spectacle, dont la famille PIERRE-BEL, des gens très bien élevés qui, pour une fois se rassemblent.
Le patron présente le spectacle dont le premier numéro est Marc KLER, l’habile jongleur. Le deuxième numéro est « Léon et les lions » et encore de quelconques numéros. Marc KLER entre en scène, entouré d’applaudissements. Il fait son numéro : tout se passe bien. Ensuite, LEON, en compagnie de ses lions, entre sur scène. Mais cette fois-ci il n’y a que la famille PIERRE-BEL qui applaudit, car les autres spectateurs restent muets de peur puisque les lions grognent de tous côtés. Le numéro commence et LEON se fait mordre par le plus sage des lions. La foule se sauve, terrifiée. Il ne reste plus que la famille PIERRE-BEL et quelques personnes qui appellent le médecin. LEON est emmené à l’hôpital.
Le soir, la famille PIERRE-BEL mange, mais plusieurs personnes sont reparties chez elles. Une demi-heure après avoir mangé, ils parlent du terrible accident qui s’est passé.
Monsieur Jean PIERRE-BEL, celui qui a invité toutes les autres personnes, s’exclame :
- « J’ai remarqué que LEON avait battu le lion avant que ça ne se passe ! »
- « Mais non, tu as mal vu ! Le lion était trop excité » rectifie sa femme.
- « Il faut que vous portiez des lunettes, le lion n’a rien fait de cela. C’était le monsieur LEON, parait-il, qui l’avait drogué avant » chuchote madame BLAIMERE qui ne veut pas réveiller son fils et sa fille qui dorment .
- « Vous ne comprenez rien…Un autre lion lui a mordu l’oreille gauche, cré d’un nom , alors lui, il s’est vengé sur LEON ! » riposte Jules qui s’intéresse beaucoup plus à son champ.
- « Qu’est-ce que vous racontez encore ? » demande la grand’mère Julie.
- « Ils bavardent sur l’accident de ce matin » répond madame DINABELLA ;
- « Je ne suis pas d’accord avec vous, je crois plutôt que c’est le patron qui est responsable » continue monsieur BLAIMERE qui commence à s’intéresser au fait !
Quelques instants après la dispute – car ils se sont disputés à cause de l’incident ! – tout le monde pensant à sa façon, ils boivent à la santé de LEON et tout est bien qui finit bien : LEON sort de l’hôpital, va faire un autre numéro dans une autre ville et le lion redevient le plus sage des lions.
(Olivia – 11 ans, classe de 6ième)
Atelier d'Ecriture de Henvic
09:15 Publié dans Associations, ATELIER D'ECRITURE - EXPRESSION ECRITE, CONTES ET NOUVELLES, Enseignement, Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04 mars 2009
LE CAHIER DE COLERE
***
Il était une fois un petit garçon, un peu grand tout de même mais encore un peu petit !
Et alors, ce petit garçon déjà un peu grand, était très, très en colère après son papa qu’il n’avait pas revu depuis longtemps et qu’il ne voulait plus revoir.
Parce que Papa et Maman s’étaient disputés, beaucoup, très fort, et Maman avait pleuré… Alors Papa a pris ses affaires et il est parti de la maison, loin, très loin, longtemps, beaucoup trop longtemps, de sorte que, lorsqu’il est revenu, c’est le petit garçon qui n’a pas voulu le revoir.
Il dit :
- Je ne veux plus le voir. C’est un méchant homme, ce n’est pas mon père ! Je le déteste, je le déteste, je le déteste…
En disant cela, son visage se crispait, ses poings se fermaient et se serraient très fort. Et il frappait sur tout ce qui l’entourait : la table, l’armoire, les murs, la fenêtre.
C’est ainsi qu’il brisa une vitre et se blessa au poignet, de sorte qu’il dut être emmené à l’hôpital. Là, une jeune infirmière qui s’appelait Estelle lui parla avec calme et douceur et le petit garçon lui raconta son histoire.
- Tu sais, lui dit-elle, moi aussi j’étais très en colère après mes parents parce que, comme les tiens, ils se disputaient sans cesse. Et moi je pensais que c’était de ma faute… Mon frère, qui était plus grand que moi, me dit : « Penses-tu ! C’est parce qu’ils ne nous aiment pas, c’est tout ! ». Ils ont fait comme tes parents : ils se sont séparés… Finies les disputes, les cris ! Et puis, peu à peu, j’ai découvert que tous les deux, chacun à sa façon, m’aimaient, nous aimaient. Seulement, voilà, ils nous aimaient mal : ils ne savaient pas le dire, on bien ne le disaient pas, ou bien, même, disaient le contraire ! Je découvris aussi que ce n’était pas parce qu’ils ne s’aimaient pas qu’ils se disputaient, mais parce qu’ils croyaient qu’ils ne s’aimaient plus. Eux aussi s’aimaient mal !
Le petit garçon avait écouté Estelle avec beaucoup d’attention, sans un mot. Il dit alors:
- Moi, ma maman est souvent triste mais je sais qu’elle m’aime. Est-ce que tu crois que c’est parce qu’elle aime encore papa ?
- Peut-être bien : je ne sais pas !
- Mais c’est pour ça aussi que je le déteste, mon père, parce qu’il fait pleurer ma maman !
- Tu es très en colère…
- Oui : je ne veux plus le voir, il est trop méchant !
Et le petit garçon, à nouveau, serra les poings et son visage se crispa. Il resta immobile, ne cassant aucun objet à portée de la main, mais ses yeux se noyaient de larmes qui coulèrent lentement le long de ses joues.
- Ecoute, dit Estelle, voilà ce que je te propose : tu vas sortir de l’hôpital, bien sûr, parce que ta blessure n’est pas trop grave. A la maison, tu vas prendre un carnet ou un cahier, que tu appelleras « Mon Cahier de Colère », et dedans, chaque jour, tu écriras toute la colère que tu as ! Tu sens une grosse colère qui monte en toi : hop ! Tu prends ton cahier et tu la vides dedans ! Je suis ici presque tous les jours, tu sais où me trouver : si tu veux, tu me montreras ton cahier mais seulement si tu en as envie ! Et peut-être qu’un jour tu le montreras aussi à ton père !
Ils se quittèrent après qu’elle l’eut embrassé…
Estelle ne revit jamais le petit garçon.
Il n’écrivit jamais rien dans son « Cahier de Colère » dont les pages restèrent toutes blanches.
Mais aux dernières nouvelles, le papa et son petit garçon se sont revus.
Et il parait que demain ils vont aller à la grève, à marée basse, pour pêcher ensemble.
SergeD.
Atelier d’Ecriture de Henvic
11:50 Publié dans ATELIER D'ECRITURE - EXPRESSION ECRITE, CONTES ET NOUVELLES, Enseignement, Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note








